Page 1 sur 512345

Trouves un autre rocher, petite huître perlée

Chemin enneigéAprès plusieurs mois de vie commune, nous n’en pouvions plus. Je n’en pouvais plus, il n’en pouvait plus. C’est bête, mais je n’avais jamais pensé au fait que l’on pourrait se séparer pour un vie à deux conflictuelle. Je n’avais pour exemple que ma relation avec Christophe, avec qui se passait sans accros. Mais voilà, après plusieurs mois, le constat est là. Nous ne pouvons pas vivre ensemble, Nicolas et moi. Nos caractères de vie, bien trop différents, rentraient en conflit permanent. Cela se résolvait avec des « je ferais des efforts », puis rebelote un mois ou deux mois plus tard quand ma cocotte minute explosait. Jusqu’au point, ce point que nous avons atteint le mois dernier : cela ne peut plus continuer.

Malgré tout, j’aime Nicolas, mais je ne le supporte pas. C’est étrange n’est ce pas ? Alors voilà, il va retrouver son Alsace tant aimée. Et moi, je vais continuer mon bout de chemin ici, toujours du côté de la Picardie, parce que je m’y plais, que j’ai commencé des choses ici. Cette décision est arrivée, quand j’y pense, très tardivement, par rapport à tous les conflits que nous avons pu avoir. Nous avons voulu essayer et essayer encore, mais force est de constater que ça ne pouvait pas marcher. Il était temps de se rendre à l’évidence. Evidence que je ne voulais surement pas voir par peur de l’après. Si il part, que va-t-il se passer ? Nous allons être à trois ? Julia, Christophe et moi ? Mais comment cela peut être possible ?

Tous les trois, nous nous sommes désormais faits à l’idée.  Avec le départ de Nicolas, je ressens une grande tristesse, mais aussi une forme de soulagement. C’est dire à quel point je n’en pouvais plus. J’ai l’espoir qu’avec son départ, je retrouverai un mode de vie plus serein. Mais est ce que ce sera vraiment le cas ? Julia et moi, sous le même toit, avec pour seul compagnon, Christophe ?

Avec Julia, les conflits sont nombreux. Sa jalousie s’était envenimée mois après mois depuis leur emménagement, prenant toute la place, jusqu’à ce qu’il n’y en ai plus pour moi. Depuis quelques temps, elle essaye de faire des efforts là dessus, mais le « mal » n’est-il pas déjà fait ? J’ai tendance à penser que si, d’une certaine façon. Avec Christophe, nous nous sommes beaucoup éloignés. Aujourd’hui, nous devons tenter de réhabiliter, reconstruire notre relation qui avait été comme mise entre parenthèses. Nous nous aimons et en avons tous les deux envie. J’ai envie d’être optimiste sur le fait que si nous nous y mettons tous les deux, cela s’arrangera.  Je veux retrouver ma relation avec Christophe qui a été mise trop souvent de côté.

Elle sait, je sais, que désormais nous allons vivre à trois et que je vais arrêter de laisser la place en permanence.  Je ne veux pas vivre sans lui. Lui non plus. Il faudra donc que ça marche. Nous essayons de régler les problèmes à grands coups de conversations. A partir d’aujourd’hui, nous serons trois.

Ces mois passés à quatre, ont eu raison de ma sexualité avec Christophe.  Le désir n’est plus là de son côté, bien qu’il m’aime profondément. Je le vis plutôt mal, car au fond de moi, j’ai toujours l’espoir que cela ne soit qu’une passade. Notre relation prend donc une toute autre forme que celle qu’elle avait initialement. Nous verrons bien ce que cela peut donner. Dans ce lot d’incertitudes et de peurs pour l’avenir, je suis sure d’une chose : je l’aime et je ne veux pas le quitter peu importe la « tronche » de notre relation.

Gare de soissons

Parce que Nicolas part et que nous ne voulions pas que cela sonne le glas de notre relation, nous avons décidé de rester ensemble malgré tout. Etant bien consciente que je ne pouvais pas lui demander de rester fidèle et parce que j’ai mes propres besoins, nous avons décidé d’ouvrir notre couple. Je pourrais donc rencontrer, sortir, coucher avec d’autres personnes de mon côté et lui du sien.  Cette décision a été prise après concertation de nous quatre. Car Christophe et Julia resteront dans un mode de couple fermé. C’est une nouvelle aventure qui s’ouvre à moi. Je vais devoir surmonter beaucoup de peurs, d’angoisses, de jalousie. J’espère que j’y arriverais. J’espère que cela ne sera pas trop pour moi.

C’est le début d’une toute nouvelle aventure…

 

Crédits: Titre : Paroles de Jean Louis Aubert de la chanson « Voilà c’est fini »
Images : Photos de Charlotte

 

Quand les fondations sont trop fragiles

Pisa - the Leaning Tower - Italy

De manière assez ironique, le documentaire pour ARTE Radio que nous avons enregistré début novembre a été publié il y a quelques jours. Au moment même où je prenais la décision de retourner vivre en Alsace.

Ça n’a pas été une décision facile. Ça ressemble même beaucoup à un constat d’échec. En réécoutant ce reportage et en repensant à l’enregistrement, je me dis que tout couvait déjà à l’époque, et ça s’entend.

Quand Andrada (la documentariste venue nous interroger) est repartie après une journée passée à nous enregistrer, Christophe s’est exclamé: « On a quand même été vachement négatifs… »

Vous avez sentis à travers notre dernier article que quelque chose clochait. Qu’il y avait quelque chose de pourri au royaume des Poly4. Effectivement.

Je n’arrive pas à vivre ici. Je végète. Pas d’amis, pas de boulot, être constamment dans le même lieu avec les trois même personnes sans possibilité de s’évader. J’ai fini par assimiler ça à une prison, et je suis devenu invivable. Rajoutez à ça que Charlotte et moi n’arrivons pas à accorder nos modes de vie (et ce n’est pas faute d’avoir essayé) et vous avez une cocotte minute qui lâche la pression tous les deux mois à grands coups d’engueulades, de remise en question et de larmes. On aura essayé de toutes nos forces mais ça n’a pas été suffisant. Et des fois il faut savoir dire « Stop ». S’arrêter là avant d’en venir à se détester. Et trouver d’autres solutions.

Puisque ce qui me manque est ma vie à Strasbourg, je retournerais à Strasbourg. Et comme j’aime toujours Charlotte et Julia notre relation ne se termine pas là. Elle change. Certains diront qu’elle régresse, je veux croire qu’elle évolue, même si ce n’est pas de la manière habituelle. Mais qui croit encore que je suis capable de faire les choses normalement ?

Les Ponts Couverts - Strasbourg

Un autre changement majeur se profile, puisque mon retour en Alsace signe la fin de la Poly-fidélité. Ce concept qui faisait de nous non pas des polyamoureux mais des bigames exclusifs, avec les mêmes écueils : Jalousie, possessivité, peur de l’abandon. Charlotte et moi allons donc nous ouvrir à la possibilité de faire de nouvelles rencontres amoureuses.

Il va me falloir réapprendre à vivre seul, à gérer différentes relations, dont deux à distance. Apprendre aussi à réagir face à la jalousie que ressentiront sûrement Julia et Charlotte en sachant qu’il y aura d’autre(s) femme(s) dans ma vie. Les accompagner pour qu’elles la surpassent. Ou encore expliquer le polyamour à celles avec qui je désirerai m’investir.

Et puis il y a la tristesse de les laisser. S’en sortiront-ils tous les trois ? Sauront-ils trouver un nouvel équilibre ? Je l’espère, même si ce ne sera pas chose facile.

Une page se tourne, c’est un nouveau chapitre, mais ce n’est pas la fin.

Tout le monde se mélange ?

Encore un bravo/merci (choisissez ^^) pour le blog. Je suis de très près vos RSS et page Facebook. J’attendais un peu savoir si vous alliez répondre à une des interrogations.

Au début, je m’attendais beaucoup à une histoire d’amour entre vous quatre, et pas uniquement des amours entre sexe opposé. Ma question insinuée, c’est quels ont les sentiments entre Julia et Charlotte, et entre Christophe et Nicolas ? Et comment voyez vous évoluer la chose ?

Seb

Nicolas :

Tout d’abord merci pour tes encouragements et tes « likes » fidèles sur la page Facebook Poly4mour.

Pour répondre à ta question, nous avons beau vivre tous ensemble, il n’y a que Julia qui soit bisexuelle. Charlotte, Christophe et moi-même sommes hétéro donc nos relations entre même sexe ne sont pas prêtes d’évoluer sentimentalement.

Il règne tout de même une camaraderie entre ceux qui ne s’aiment pas d’amour (condition obligatoire pour la vie ensemble, ça n’irait pas si Christophe avait envie de m’étriper dès qu’il me voit)

À bientôt !


Charlotte :

Bonjour,

En fait il n’y a pas d’histoire d’amour entre nous quatre à proprement parler. Mais ce qui est sûr, c’est que nous avons toujours été quatre. Nous nous sommes mis ensemble à quatre, notre première fois s’est faite à quatre et nous avons décidé de vivre à 4. Donc pour moi c’est un couple à 4 bien qu’effectivement je ne sois pas amoureuse de Julia. Il y a eu des échanges charnels au tout début qui n’ont pas été reconduites pas la suite. Je ne suis pas bisexuelle. Je suis plutôt bi-curieuse, si il fallait me ranger quelque part. Mais il n’y a pas de sentiments amoureux entre Julia et moi, seulement de l’affection et de l’amitié, ce qui nous permet de vivre ensemble notamment. Il nous arrive d’échanger des baisers, mais  ça s’arrête là.

Dans l’état actuel des jours, je ne vois pas d’évolution à venir dans cette configuration.


Christophe :

Bonjour Seb,

Pour ma part, il n’y a pas de sentiments particuliers envers Nicolas. Bon il me pique mes fringues de temps en temps. J’ai beaucoup moins de chaussettes depuis quelques temps mais ça s’arrête là. Je ne peux pas vraiment dire que je me considère hétéro ou bi. Malgré le fait que je ne sois jamais tombé amoureux d’un homme, je n’exclue pas que ça puisse arriver un jour.

Voila pour moi. :-)


Julia:

Pas grand chose à ajouter à ce qui s’est dit en haut. Je me considère comme bisexuelle, voir pansexuelle, mais ça n’est pas le cas de Charlotte, donc notre relation s’arrête à la tendresse qu’il peut y avoir de temps en temps. Néanmoins il règne de même une espèce de tendresse dans notre couple à 4 qui est palpable lorsque nous parlons ou avons des activités tout les 4. Mais le temps des cochonneries à plusieurs est passé.

Trois mois plus tard…

Durant les quelques semaines qui suivirent l’emménagement de Julia et Nicolas, les cartons commencèrent petit à petit à se vider. Le mois de Juillet, je passais le plus clair de mon temps avec Nicolas et bien entendu Julia faisait pareil de son côté avec Christophe. Ce qui était bien normal. Nous nous étions tous retrouvés, très heureux de pouvoir enfin se voir quotidiennement.  Nous nous sommes rapidement aperçus que la vie à quatre demande beaucoup d’organisation. Les courses, les tâches ménagères, la vie quotidienne, tout cela demande une énergie folle.

Nous avions, bien avant d’emménager tous les quatre, abordé le sujet délicat du couchage. Qui dormirait avec qui ? Quand ? Combien de temps ? Dans quelle chambre ? Nous ne voulions pas nous imposer une semaine avec l’un et une semaine avec l’autre personne. Nous voulions que les envies puissent être prises en compte. Il fut donc décidé que cela fonctionnerait par semaine. Une semaine sur deux, ce serait les filles qui décideraient du couchage et la semaine suivante les garçons. Et ce, de manière à ce que les deux autres ne soient pas au courant de ce qu’il s’était dit (pour que personne ne se sente lésé dans le cas où personne n’aurait envie de dormir avec elle). Cela a duré à peu près 1 mois avant de choisir finalement la solution une semaine avec l’un et une semaine avec l’autre. Ca ne convenait toujours pas, nous sommes donc passés à 3 jours avec chaque personne.

En dehors de ces éléments d’organisation, il y a nos différents ressentis sur notre vie tous ensemble. Après ces premiers trois mois de vie ensemble, je n’ai jamais été aussi peu sure que notre couple à quatre puisse vraiment durer. J’espère grandement me tromper. Toutes les angoisses que j’avais ce sont matérialisées.

Julia ne lâchait pas d’une grappe Christophe. Les instants avec lui étaient devenus des moments extrêmement rares, un peu volés à la tire. Julia devenait de plus en plus jalouse. Cela a commencé à se faire réellement sentir lorsqu’après les premières semaines, où elle était presque tout le temps avec Christophe, elle dut le partager avec moi à nouveau de façon plus équilibrée. Je ne ressens très fortement son envie d’exclusivité avec Christophe. Cela me met mal à l’aise. Pour moi, il est hors de question de ne plus être avec Christophe. Aujourd’hui, nous essayons Christophe et moi de passer un peu plus de temps ensemble pour pouvoir repartager des choses comme avant. Avec Julia, nos relations sont tantôt très tendues, tantôt très amicales. Je ressens qu’elle lutte entre son envie d’être mon amie et son besoin de posséder Christophe, et que par conséquent je suis entre elle et lui. Je ne sais pas trop quoi faire, ni où me situer dans tout ça.

Avec Nicolas, l’impression de vivre sur deux planètes et de deux manières complètement différentes est bien présente. Actuellement à la recherche d’un emploi, le voir trainer à la maison est difficile à vivre lorsque l’on travaille toute la journée. De nombreuses discussions ont eu lieu à ce sujet afin de faire correspondre nos façons de vivre et faire en sorte que ça marche. Cela demande à Nicolas de complètement changer ses anciennes habitudes. Je pense être quelqu’un assez exigeant mais j’essaye de prendre beaucoup sur moi pour ne pas trop lui en demander. Souvent une réflexion s’impose à moi. Peut-être que notre relation serait de meilleure qualité si nous ne vivions pas ensemble. J’ai beau l’aimer, j’ai beaucoup de mal à subir sa flemme générale. Que faire ? Je passe des moments très agréables avec lui qui sont grandement contrastés par cette vie quotidienne difficile.

Aujourd’hui, nous sommes très incertains de l’issue de cette relation.  Je suis plutôt quelqu’un de pessimiste donc j’espère me tromper. Les choses dépendront de la manière dont Julia va gérer ou non sa jalousie. La relation que j’ai avec Nicolas dépend beaucoup des efforts qu’il a décidé d’entreprendre pour faire plus de choses au quotidien.  Est ce que la relation que j’ai avec Christophe, pourra survivre à tout ça ? Nous nous sommes jetés tous les quatre dans le vide, et nous ne sommes pas sûrs d’avoir pris un parachute.

Ce billet, pas très joyeux je vous l’accorde, vous fera certainement comprendre le pourquoi du peu d’actualisation. Il est difficile d’écrire tout cela sur noir et blanc. Les choses peuvent s’arranger, je pense et j’ai envie d’y croire.

Crédits: Grillage par Notafish

Des enfants ? Avec quelle conjointe ?

Bonjour à tous les quatre,

Je suis votre blog depuis quelques mois, au début de sa création. J’attends avec impatience chaque nouvel article.

J’ai une question (il ne me semble pas que vous l’ayez abordée). Avez-vous le projet d’avoir des enfants ? Avec quel(le) conjoint(e) ?

Cette question m’intrigue beaucoup.

Continuez votre blog tel quel, c’est très intéressant.

Margaux

Christophe:

Bonjour Margaux,
La question des enfants est intéressante même si elle n’est pas d’actualité. Que ce soit Charlotte, Julia ou moi même, nous ne désirons pas avoir d’enfants. Seul Nicolas n’est pas opposé à cette idée. C’est un choix personnel qui est intervenu bien avant cette aventure polyamoureuse. Rien ne dit que c’est définitif et que certains d’entre nous ne vont pas changer d’avis dans les années qui suivent. Rien ne dit non plus que nous ne nous retrouverons pas un jour face à une grossesse accidentelle. C’est donc avec des « Et si… ? » que j’avais évoqué le problème avec Charlotte.

Et si l’une d’elle veut un enfant, avec qui va-t-elle le faire ?

Est-ce que deux personnes peuvent imposer égoïstement la présence d’un enfant aux deux autres qui n’en veulent pas ?

Si ils sont d’accord, comment les deux autres vont intervenir dans la vie de l’enfant ? Est-ce qu’ils doivent intervenir d’ailleurs ?

Est-ce que dans ce cas là, les deux autres doivent aussi en profiter pour concevoir un enfant de leur côté au même moment ?

Est-ce que ce seront deux papas et deux mamans ou un papa, une maman, un pseudo-oncle et une pseudo-tante ?

Comment expliquer le fonctionnement de la relation ? Il se rendra compte que papa et maman ne dorment pas toujours ensemble et pareil pour les gestes d’affection et les baisers.

Plus tard, comment l’enfant présentera ces deux personnes à ses copains et copines ?

Est-ce que ce sera un problème pour lui ?

Est-ce qu’il faudra obligatoirement vivre dans une grande ville pour profiter de l’anonymat ?

Est-ce que c’est un évènement qui signera la fin de la famille à quatre ?

Ces quelques questions, nous n’en avons pas forcément la réponse et pour certaines d’entre-elles, il est tout simplement impossible d’en avoir. On ne peut qu’étudier éventuellement les choix qui s’offrent à nous en imaginant les conséquences de chacun d’entre eux. Il est également difficile de se projeter lorsqu’on l’impression que c’est si loin de nos projets de vie actuels. Me concernant, il n’y a qu’une seule certitude : si seules deux personnes veulent un enfant et que ça ne coïncide pas avec l’envie des deux autres, on peut être sûrs que cela mettra un terme à l’aventure à plusieurs. Une grossesse va probablement provoquer un décalage entre les deux couples, en particulier si l’autre s’en désintéresse totalement et ne s’implique absolument pas dans cette nouvelle situation. En outre, un enfant entraine un coût non négligeable au quotidien que les deux autres n’ont aucune raison de supporter. C’est sans parler du fait qu’un enfant apporte son lot de contraintes et le subir des autres ou le faire subir aux autres va forcément provoquer des tensions. C’est un grand chamboulement et impose une organisation particulière. Sans la présence d’un enfant, c’est déjà loin d’être gagné, donc autant dire que ce n’est pas pour tout de suite.


Charlotte :
Je n’ai jamais, pour ma part, voulu avoir d’enfants. Cela remonte à mon adolescence, je savais déjà que je ne voulais pas d’enfant. Je ne me suis jamais vue avec des enfants. Bizarrement cette situation venue, je me suis demandée ce qu’il se passerait si je changeais d’avis et décidais d’avoir un enfant. Je me suis également demandée comment je réagirais si Julia en voulait un. Je n’ai pas eu beaucoup de réponses à mes interrogations parce que je pense que malheureusement je ne le saurais que si la situation se présente. Honnêtement, je pense que je vivrais assez mal que Julia veuille un enfant et qu’elle le fasse avec l’un de nos deux chéris. Je verrais cela comme une forme d’appropriation du chéri en question. Et je pense qu’elle verrait cela de la même façon si c’était moi.

Je pense réellement que notre couple est trop jeune, il y a encore bien trop de jalousies pour que l’on puisse envisager une telle situation pour le moment. Je serais totalement contre l’idée de vouloir un enfant dans un climat qui ne serait pas le plus serein possible et où chacun se sentirait bien. D’autant que comme Christophe l’a dit, si deux d’entre nous décident de faire un enfant, que seront les autres pour lui ? J’ai tendance à penser que faire un enfant, c’est un peu exclure les autres. La relation avec celui qui ne voulait pas d’enfant, aurait d’un coup, un autre degré. J’aime l’équilibre, il me semble l’avoir dit maintes fois, et je souhaite donc que mes relations restent un maximum sur un pied d’égalité (même si je sais que ce n’est pas vraiment possible).


Nicolas :
Mon avis va trancher quelque peu avec les deux précédents (et probablement avec celui qui suivra) puisque je suis le seul d’entre nous à ne pas être fondamentalement opposé à l’idée d’avoir un enfant un jour.

Cela ne veut pas dire que j’en veut un tout de suite, voire même dans les prochaines années. Peut-être même finalement que cette envie ne viendra jamais.

Effectivement Margaux, tes questions se poseront (et beaucoup d’autre). Il est certain que dans l’éventualité où un enfant devait arriver il faudrait une implication des deux autres car ce n’est pas quelque chose que l’on peut faire dans son coin.

Selon moi, les deux «non-parents» biologiques doivent être impliqués autant que les deux autres dans l’éducation et l’enfant aura 2 mamans et deux papas.


Julia :
Je ne vais pas être originale: je ne veux pas d’enfants pour le moment. Donc la question ne s’est encore jamais vraiment posée. Si jamais Charlotte et Christophe ou Nicolas souhaitaient un enfant tout les 2, ensemble, je pense que dans l’état actuel, je déménagerais tout simplement. Je ne supporte pas les enfants et j’ai beau aimer mes amoureux, je ne me laisserais jamais imposer un style de vie qui ne me convient pas.

Nous allons vivre ensemble

Alors que l’idée était bien présente déjà avant notre week-end du Jour de l’an passé avec Julia et Nicolas, elle s’était concrétisée jusqu’à être devenu un projet bien réel. Nous allions vivre ensemble. Les choses se mettaient donc en place. Après ce week-end éclair et surprise pour l’anniversaire de Julia, le projet prenait vie petit à petit. Il était prévu qu’ils emménageraient au mois de Juillet. Julia souhaitait que cela intervienne quelques jours après l’arrêt de son contrat. Nicolas quant à lui, partait sur fin Juillet. Et on peut dire que cela ne me réjouissait pas beaucoup qu’il retarde la chose. Cela démontrait pour moi, un manque de volonté de venir me rejoindre.

Ils avaient pris de longues vacances de deux semaines à la maison pour le mois d’Avril. Les vacances commençaient très bien. Tout était parfait lorsqu’il fallut finalement emmener Nicolas à l’hôpital en pleine nuit pour des problèmes de santé. La deuxième semaine de vacances fut donc écourtée et poursuivie dans la chambre qu’il garda presque une semaine durant (au lieu d’un passage éclair d’un jour tout au plus). Je passais la plus grande partie de mes journées avec Nicolas qui était complètement démoralisé à l’idée de devoir rester encore un peu plus (car on apprenait les choses au jour le jour à l’hôpital). Chaque jour nous espérions que ce serait celui de sa sortie, mais non… Il fallut donc bien s’organiser pendant cette période. Allers-retours à l’hôpital, la vie à trois ensuite à la maison, bref ce n’était pas la joie. Je me retrouvais entre Julia et Christophe à la maison bien que ce dernier tentait de ne pas me laisser de côté, je ne voulais surtout pas qu’ils s’empêchent de passer du temps ensemble (si précieux). Lorsque nous étions à l’hôpital et que Julia était avec moi, je me mettais en retrait (je faisais toujours ça lorsqu’ils étaient démonstratifs de leur amour). J’ai toujours eu du mal à supporter leurs démonstrations d’affection. J’avais l’impression que dés lors que Julia était là, je n’existais plus.

Une semaine plus tard, Nicolas sortit de l’hôpital et passa une semaine de convalescence à la maison. Au bout de trois semaines de vie commune, il fallait de nouveau se séparer. Mais nous savions que nous allions nous retrouver pour désormais ne plus se quitter. Début mai, quand ils partirent nous pensions les revoir un peu avant leur emménagement.

Après ce séjour à quatre, de nombreuses tensions naquirent entre Nicolas et moi. A distance, le dialogue était difficile voir inexistant. Je m’énervais de son manque d’empressement à faire ce qu’il devait faire (comme son préavis pour son travail). Je m’énervais également de sa flemme générale qui me devenait insupportable, même à distance. Ce fut une période où je ne le supportais plus.  Il me semblait qu’il ne faisait strictement aucun effort pour passer du temps avec moi. Loin des yeux, loin pour tout, j’avais l’impression que c’était le principe de Nicolas. Il ne m’intégrait pas du tout dans sa vie. Je n’étais au courant de ses sorties qu’en l’apprenant par Julia, par hasard au détour d’un conversation ou je l’apprenais sur notre agenda Google mis en commun. Durant cette période, j’en vins même à me disputer avec Julia qui me trouvait trop dure avec Nicolas.

J’en arrivais à un tel point de saturation qui faisait que je voulais prendre la fuite. Je voulais partir, arrêter tout ça. S’en était trop. Je décidais d’aller passer un week-end seule loin d’eux, loin de tout ça à Paris.  Après avoir programmé ma petite cure en solitaire, Julia m’annonçait qu’elle avait trouvé un covoiturage pour venir chez nous, ce week-end là. Mais elle viendrait seule… Nicolas travaillant, il ne pourrait venir. Ayant besoin de prendre de la distance, je ne ressentis pas ça comme un problème, mais cela me fit quand même un peu mal de penser qu’elle allait venir et passer un week-end seule avec Christophe. Je partis donc pour mon week-end qui ne s’avérait pas franchement être une évasion. A mon retour, nous avons passé une soirée à trois avant que Julia ne reparte le lendemain.

Peu de temps après cette épisode, les tensions avec Nicolas se calmèrent un peu. Mais désormais j’avais la trouille de l’emménagement. Est ce que nous sommes vraiment faits pour vivre ensemble tous les deux ? Est ce que finalement les tensions, nos différents à régler ne vont-ils pas revenir ?  Est ce que notre relation n’était-elle pas faite pour rester telle qu’elle était ? J’avais également peur de perdre Christophe face à une Julia de plus en plus possessive envers lui, supportant de moins en moins mes activités avec lui.

Je n’avais pas revu Nicolas depuis deux mois, lorsqu’ils arrivèrent début Juillet. Ils étaient accompagnés de sa mère dont je redoutais la connaissance. Il est toujours difficile d’être présentée à des parents dans ce genre de situation. Finalement tout se passa bien. La vie à quatre pouvait enfin commencer…

 

Jamais deux sans trois

Nous sommes fin avril et les voilà pour deux semaines de vacances chez nous. On se retrouve donc avec plaisir. La vie à plusieurs se passe bien. On profite du temps estival et l’ambiance est détendue. Quelques tensions viennent toutefois se mêler à ça.  Charlotte et Nicolas tiennent à ce qu’on ait des activités à quatre. Chose absolument pas partagée par Julia et moi. C’est arrivé à un tel point que Charlotte voulait créer des règles avec des horaires précis de moments à quatre et d’autres à deux, que les repas à quatre étaient obligatoires, etc. Je me suis tout de suite opposé à une organisation si  contraignantes. Au final, Charlotte a jeté l’éponge et on a organisé les choses naturellement comme ça venait.

Pendant le séjour, Nicolas est hospitalisé plusieurs jours suite à des problèmes de santé. La vie est alors en suspend et l’atmosphère se fait pesante. Hormis cet évènement, nous nous retrouvons du coup dans une situation totalement inattendue : Nous sommes plus que trois à la maison. Il faut alors gérer ce contexte particulier de la meilleure façon possible. Ne voulant pas laisser dormir Charlotte seule, ne voulant pas non plus créer de jalousie ou de malaise, je décide de me coucher de mon côté et faire dormir Charlotte et Julia ensemble. Les jours suivants, Charlotte insiste pour que je passe la nuit avec Julia et que je profite au moins de sa présence malgré les circonstances. Beaucoup d’aller-retour sont fait entre la maison et l’hôpital. Charlotte y passe d’ailleurs la plus grande partie de son temps. Julia et moi même allons la rejoindre à certains moments. Le reste du temps nous restons tous les deux mais l’ambiance n’est pas vraiment à la fête.

D’ailleurs, à ce propos, nous nous sommes retrouvés à trois, Nicolas, Julia et moi dans la chambre d’hôpital. Elle était collée à lui et l’abreuvait de mots d’amours et de câlins. C’est là que j’ai réalisé que leur amour ne me rendait pas jaloux (voir billet : Je compte les jours, je compte les heures). Par contre j’étais très mal à l’aise. Je n’existais pour ainsi dire pas et je me demandais vraiment ce que je foutais là.

Finalement, Nicolas doit rester une semaine de plus chez nous en convalescence. Les deux semaines de vacances sont donc prolongées à trois. Au fil de la semaine, la vie reprends un peu plus son cours normal. Julia et moi profitons des derniers jours pour nous rendre à Soissons pour nous balader et dîner au restaurant. Nous passons un excellent moment tous les deux ce qui nous laissera un bon souvenir de ces vacances jusque là un peu mitigées.

Plus d’un mois plus tard, Julia regarde par hasard si il y a un trajet en covoiturage jusqu’à Soissons. Il se trouve que oui et saute sur l’occasion pour passez le week-end à la maison. Nicolas restera à Strasbourg car devant travailler ce samedi là en sachant qu’il avait prévu de passer quelques jours sans Julia pour des raisons administratives.

J’appréhende pas mal de me retrouver à nouveau à trois. Il est normal que j’apporte une certaine attention à Julia étant donné les kilomètres qu’elle parcours pour venir me voir. D’un autre côté, je ne veux pas que Charlotte se sente délaissée. Je suis assez mal à l’aise au départ mais au final, ça se passe sans problème particulier. Il se trouve que Charlotte avait prévu de passer une partie de week-end sur Paris. Cela nous laisse donc un peu de temps rien que tous les deux. Le week-end passe encore à la vitesse de la lumière et c’est la dernière ligne droite avant leur emménagement.

Nous allons voir des amis…

Après le séjour de Julia et Nicolas d’un peu plus d’une semaine en février, l’absence était bel et bien là. Il y avait d’un seul coup un énorme vide. Nous n’étions plus que deux au lieu de quatre dans cette grande maison. Ils ne reviendraient pas avant la mi-avril pour d’autres vacances. Mais rien n’était sûr. La vie reprit son cours « normal » de vie à distance. A savoir que depuis le début de notre couple « officiel » à quatre, une journée se passait ainsi :

Nous avons tous chacun notre travail. C’est logiquement au début de la journée que nous nous connections sur Gtalk, pour se dire bonjour les uns et les autres. Chacun travaillant, nous discutions par ce biais par petits moments dans la journée. En fin de journée, c’était généralement là que le gros des discussions se faisait. Il y avait une question qui n’était jamais mise de côté et intervenait plus ou moins tôt dans la journée de chacun « Qu’est ce que tu fais ce soir ? ». En gros il faut comprendre par là « Est ce que tu passes la soirée avec moi ou avec Julia ? » par exemple. Nicolas et moi partagions des soirées à jouer en ligne à Wow, tandis que Christophe et Julia jouaient de leur côté ou discutaient au téléphone. Bien entendu les activités étaient très réduites par la distance. Tantôt je passais la soirée avec Nicolas, tantôt avec Christophe. Quelque chose de finalement assez difficile à gérer.

Les jours défilaient et au bout d’un mois passé après leur départ, nous avons vu avec Christophe un covoiturage pour Strasbourg, juste avant l’anniversaire de Julia. Nous avons alors cassé notre tirelire pour partir et lui faire la surprise de notre arrivée en pleine nuit. A l’occasion de ce week-end, Nicolas avait organisé une petite soirée surprise pour Julia avec quelques uns de leurs amis. Ce fut la première fois que nous sortions tous les quatre ensemble et que tout le monde était au courant de notre « situation ».

Notre situation est d’ailleurs quelque chose de délicat à expliquer aux gens que l’on croise. La personne qui nous a conduit à l’aller (et au retour), nous avait demandé, comme ça pour discuter, ce que nous allions faire à Strasbourg. « Nous allons voir une amie, lui faire la surprise pour son anniversaire ». Et c’est comme cela tout le temps. Nous avons parlé de notre couple un peu hors norme à nos familles. Mon père est dans le déni, ma mère a accepté je pense,  même si elle trouve cela étrange. Mais au fond, nous en avons parlé qu’aux personnes de notre entourage proche. Mais à la plupart des gens nous sommes obligés de mentir. Car certaines personnes n’ont pas envie de savoir ce genre de choses et que nous n’avons pas forcément envie d’être jugés à longueur de temps. Auprès des voisins, des « autres », nous sommes désormais deux couples d’amis qui vivent ensemble parce que c’est plus pratique ainsi.

Cela faisait donc du bien ce soir là, que l’on puisse être comme on est vraiment, que personne ne nous juge. J’ai passé la totalité de la soirée avec Nicolas, Christophe à l’autre bout de la table avec Julia. Après ce week-end, nous sommes rentrés Christophe et moi, tout tristes dans la voiture. La distance, on en avait marre. Il fallait que cet emménagement ait lieu. C’était prévu désormais, mais cela pouvait encore changer d’ici là…

Second Love

Après les séries spéciales « Jalousie » et « Craintes du déménagement », nous reprenons maintenant notre histoire là où nous nous étions arrêtés: La dure attente entre les vacances de février et de pâques.

Après notre dernier séjour, en février, la déprime s’intensifie par rapport à d’habitude. Normalement, je suis triste, il y a un vide, OK. Mais ça n’est rien comparé à ce que je commence à ressentir. J’ai l’impression de tomber en dépression, suis constamment triste, découragée et pessimiste… Je ne dors plus… Le mois de mars se déroule dans cette ambiance glaciale… Jusqu’à mon anniversaire, le 21: ils débarquent en visite surprise !

Je dois dire que je ne m’y attendais pas du tout, du tout. J’étais très fatiguée ce soir là, alors me suis couchée plus tôt que d’habitude. Nico lui tournait en rond et lisait, pendant que moi j’étais déjà endormie depuis longtemps… Puis, Charlotte appelle Nicolas sur son portable (Christophe et Charlotte étaient sensés être sortis en amoureux) et lui demande si je veux avoir Christophe. Je réponds vaguement que oui, prend le téléphone, et comprend rien à ce qu’il me raconte. Puis j’entends toquer. Et là, je sursaute comme une dingue. Puis mon cerveau freeze quelques secondes et je fais « Naaaaaaan???! ». Et 10sec après, me voilà dans ses bras. <3 Je crois que j’aurais pas pu rêver meilleur cadeau d’anniversaire.

Le week-end se passe très bien ! C’est même la première occasion que nous ayons eu de les faire rencontrer quelques uns de nos amis lors d’une soirée dans un bar pour fêter mes 21 ans. Comme d’habitude, le bonheur est au beau fixe… Jusqu’à ce qu’ils repartent. Le week-end aura été court, et la déprime revient après leur départ, même si j’ai été heureuse de le voir, je n’en peux déjà plus de ces périodes « sans lui ».

Au fur et à mesure, je les supporterais de moins en moins bien, sombrant dans une déprime inhabituelle, une colère constante, une agitation qui est propre à mes périodes d’angoisses. Le déménagement prévu prochainement (mais à cette époque ça me semblait trop loin) est la seule chose qui me tienne la tête hors de l’eau: la certitude, qu’à un moment, ça s’arrêtera. Après une relation de 3 ans à distance lorsque j’étais adolescente, qui n’a menée à rien.. Je m’étais promise de ne plus jamais réitérer ce genre de situations où, me disais-je, les sentiments amoureux sont faussés par le manque et l’espoir d’être un jour ensemble, incertain. Je suis contente d’avoir failli à cette promesse.

Crédits: Chanson: Second Love by Pain of Salvation

Photo: Madrika

Il y a trop de tension ici

Après les séries spéciales « Jalousie » et « Craintes du déménagement », nous reprenons maintenant notre histoire là où nous nous étions arrêtés: La dure attente entre les vacances de février et de pâques.

Entre Julia et moi, la situation devient critique. Les tensions sont de plus en plus présentes. Les discussions par messagerie instantanée ou téléphone partent souvent en vrille. Des relents de jalousie que j’essaie de combattre tant bien que mal refont surface de temps à autre de manière insidieuse.

Retour rapide…

Il se trouve que depuis la « mise en couple » à quatre officielle, je suis devenu extrêmement jaloux concernant Julia. A partir du mois de décembre, je me suis mis à de moins en moins bien supporter ses sorties, lorsqu’elle m’annonçait qu’elle allait dormir chez un pote, quand ceux-ci passaient la nuit chez elle, les mots d’affections à d’autres sur Twitter, quand elle me disait se faire draguer par quelqu’un et j’en passe. Je ne pouvais pas l’empêcher de vivre sa vie mais ça me faisait particulièrement souffrir. Comme je n’étais pas là pour voir ce qui se passait, j’imaginais… et j’imaginais le pire. C’était d’autant plus facile de supposer les plus mauvais scénarios qu’elle m’avait déjà confié devenir, sans rentrer dans les détails, très « affective » dès qu’elle avait un peu bu. Comme toute soirée entre amis est prétexte à boire, cela me stressait et me plongeait dans une angoisse profonde.

Cette douleur que je ne pouvais pas évacuer était difficile à gérer. J’avais surtout l’écoute réconfortante et compréhensive de Charlotte pour supporter ces moments là. Malgré ça, cela ne réglait pas pour autant ce que je ressentais. Indirectement, je faisais payer à Julia ces souffrances qu’elle m’infligeait en était froid, sec, distant et agressif… le temps que ça passe. Au fur et à mesure, j’ai tenté de contrôler ça, du moins je me suis efforcé à être moins désagréable.

Avance rapide…

A force de discussions et de travail sur moi, les tensions finissent par s’estomper en même temps que ma jalousie.

Pareil que la fois précédente, deux mois d’attente c’est impensable. On craque donc au bout d’un mois. Charlotte regarde les trajets en covoiturage disponibles et il y en a justement un… un peu trop cher. On tourne en rond et finalement on casse la tirelire sur un coup de tête. Julia n’est pas au courant. Je décide de lui faire la surprise pour son anniversaire et donc seul Nicolas est dans la confidence. Le week-end passe encore trop vite et il faut déjà repartir. Heureusement, un mois plus tard, ils viendront deux semaines.

Page 1 sur 512345